La crise

Rien ne sera jamais plus comme avant. Sans dire si ce changement sera positif ou négatif, la crise chamboule tout, redistribue les cartes.

La crise peut être salutaire et notre job est d’identifier les faiblesses d’un processus, ses goulets, imaginer un plan B et déterminer de manière préventive la gravité d’une défaillance pour éviter que l’ensemble de l’édifice soit mis à mal. Il s’agit essentiellement d’un premier travail préventif.

Quand la crise est là, les acteurs sont pris dans le flot. Un regard extérieur peut parfois amener un peu de respiration et aider à mettre « de l’espace entre les pensées »

L’entretien individuel

Souvent, une démarche de médiation s’arrête après quelques entretiens individuels de « préparation ». Le processus en cours est une forme de médiation, une médiation entre la personne et la représentation qu’elle a de l’autre. L’acte de médiation n’est dans ce sens pas forcément « interpersonnel ».

Le temps de la médiation

La médiation travaille sur le long terme et non dans l’urgence. Elle ne vise pas à régler le problème immédiat, mais bien à permettre au parties, en rétablissant un lien, de gérer les problèmes futurs. Le temps de la médiation est un temps long et extensible.

Ceci ne justifie en aucun cas un excès de lenteur du médiateur qui s’oblige à faire diligence…

Le courriel

L’utilisation intensive du courriel (e-mail) est un vecteur important d’aggravation des conflits. Il manque dans le message beaucoup d’informations essentielles sur l’état de l’émetteur et la facilité avec lequel le message est adressé en copie à de nombreux lecteurs accélère l’escalade de l’incompréhension et de la « fâcherie ».

On évitera d’envoyer des copies cachées de tous ses courriels à la hiérarchie….

La position

Au moment ou un individu décide que quelque chose doit changer dans sa situation, sa position personnelle change.

Ce changement de position (« je deviens un acteur responsable ») influe directement sur sa situation.

La rivière

Mieux vaut canaliser ou orienter en amont
que de dépenser une énergie folle à contenir en aval ….

crise

La crise commence où finit le langage … (Eric Chauvier)